Talking law with the men in the office

“The partners believed the women’s excuses. …

Everyone took the women’s words at face value. ‘Leaving for family reasons’ had a familiar ring to it. As some of the partners told me themselves, ‘It goes with being a woman.’ It was predictable. None of them made the connection between the atmosphere they described to me and the women’s departures. Seven senior lawyers out of the door in one year, all women, and no one saw a trend!”

From Barbara Annis, Same Words, Different Language, 2003, p. 10

(la version française suit)

The thoughtfully written first book by my friend and former client, Barbara Annis, then describes the steps taken by the partners of the major law firm, to stem the loss of their senior female colleagues.  In Canadian law, the issue is both about gender and about generations.

In order to understand the generational divides in the Canadian legal profession, you have to imagine pre-1982 Canada before the patriation of the Constitution, and before the Charter. Lawyers tended more to be technicians than philosophers. As explained in my slide presentation to OBA Council on the A Common Law Degree for Canada, since 1969 legal education and practice have followed divergent courses. As one might imagine, the Boomer lawyers called during the 80’s fell into two camps: either the early-adopters of the Charter revolution, or the resisters.  It did not matter whether the practice area was human rights or tax.  But many were resisters.

They were also a profession still new to the presence of women.  They had left behind the generation of male lawyers who had experienced women in the law office only as takers of shorthand or as girl-Fridays sent to stand in line for them to renew their car licence plates.  Until about 1989, lawyers smoked in the office, mostly men.  In one prominent Toronto office, the office manual forbade women lawyers from wearing slacks.  Older male lawyers loved to model themselves after the protagonist played by Leo McKern in the Britcom series Rumpole of the Bailey, and women appreciated its author John Mortimer’s send-up of men in a traditional law chambers.  Many men of that generation entered law as technicians of existing institutions and commerce.  Women, however, were inspired by the Charter because it symbolized how law could empower them professionally more than in other professions such as Architecture, Accounting and Engineering, all of which remain behind the times compared to law.

When one examines the sources of gender conflict and the exodus of women from private practice, there is usually a trail of misunderstanding originating from the failure of the interlocutors to take into account their respective differences.  In the law, it often stems from the fact that one generation’s legal training is not the same as another’s, even at the same law school.  A common refrain among the more established group is that the new lawyers don’t come out of law schools with the skills to practice law, but feel they have to be extra careful in expressing that thought.  The new lawyers, for their part, feel their academic training is being dismissed, and that the veteran lawyers are excluding them the apprenticeship experience once offered freely as part of the law firm esprit de corps.  This divide is not gender specific, but in legal practice it is more likely to occur between men and women because of the division in human nature.  The two sides to have to learn better to speak to the other.  The senior male lawyer will learn that mentoring women helps to gain an understanding of law in the 21st Century.  The woman will learn that the man is not a misogynist, and that he wants to impart the technical experience and confidence required to succeed.

The above example excerpted from Annis’ book demonstrates that the economic and work-life balance factors targeted by the laudable Justicia Project are not the beginning and end of the story.  In fact, ambitious men and women graduate from law schools seeking ways to survive and thrive in private practice.  It is the quality of the workplace experience which will give women a reason to stay in the profession.

♦  ♦  ♦

« Les associés ont cru les excuses offertes par les femmes. …

Tout le monde a pris les paroles des femmes à leur valeur nominale. “Le départ pour raisons familiales” semblait familier. Comme certains d’entre les partenaires eux-mêmes m’ont dit: « C’est comme ça, embaucher les femmes. »  Il était prévisible. Aucun d’entre eux fait le lien entre l’atmosphère qu’ils m’ont décrit et les départs des femmes. Sept avocates chevronnées hors de la porte en un an, et personne n’a vu une tendance! »

De Barbara Annis, Les Mêmes mots, langage différent, 2003, p. 10

Et puis, le livre écrit par mon ami et ancien cliente, Barbara Annis, décrit les mesures prises par les partenaires du cabinet d’avocats, pour arrêter la perte de leurs collègues féminins.  Au Canada, l’enjeu se présente entre genres, ainsi qu’entre générations.

Afin de comprendre comment les générations se divisent dans la profession juridique au Canada, il faut imaginer le Canada avant le rapatriement de la Constitution en 1982, et avant la Charte. Les avocats ont plus tendance à être des techniciens que les philosophes. Comme expliqué dans ma présentation au Conseil de l’OBA sur le diplôme en common law au Canada, depuis 1969, l’éducation juridique et la pratique ont suivi des cours divergentes. Comme on pouvait l’imaginer, les avocats Boomer agréés dans les années 80 devenaient ou les adopteurs précoces de la révolution Charte, ou des résistants.  Beaucoup parmi eux fut les résistants.

Pourtant, c’était une profession encore inhabituée à la présence des femmes. Pour la génération préalable d’avocats, les femmes au bureau étaient les employées administratives. Jusqu’en 1989 environ, les avocats fumaient dans le bureau, surtout des hommes.  Les avocats masculins aimaient se modèler d’après le protagoniste joué par Léo McKern dans la série Rumpole de la Bailey, et les femmes ont apprécié que son auteur John Mortimer parodiat les hommes dans un cabinet traditionnelle du droit. Beaucoup d’hommes de cette génération entraient dans la profession du droit en tant que techniciens pour des institutions et du commerce. Les femmes, cependant, ont été inspirées par la Charte parce qu’il symbolisait la manière dont la loi pourrait leur donner les moyens professionnels de plus qu’en d’autres professions comme l’architecture, la comptabilité et l’ingénierie.

Quand on examine les sources de conflits entre les genres et l’exode des femmes en pratique privée, il y a généralement une traînée de malentendus provenant de l’échec des interlocuteurs à prendre en compte leurs différences. Dans le droit, il découle souvent du fait que la formation juridique d’une génération n’est pas la même qu’une autre, même à la même ‘école.  Un refrain fréquent chez le groupe le plus établi est que les nouveaux avocats ne sortent pas des écoles de droit avec les compétences requises pour pratiquer le droit, mais estiment qu’ils doivent être très prudent dans l’expression de cette pensée. Les nouveaux avocats, de leur part, se sentent que leur formation académique est rejetée, et se sentent exclus de l’expérience d’apprentissage offert librement à leurs prédécesseurs. Cette fracture n’est pas spécifique de genre, mais dans la pratique juridique, il est plus susceptible de survenir entre les hommes et les femmes. Les deux parties doivent apprendre à mieux parler l’un à l’autre. L’homme va apprendre que le mentorat des femmes  aide à acquérir une meilleure compréhension du droit dans le 21e siècle. La femme va apprendre que l’homme n’est pas un misogyne, et qu’il veut répandre l’expérience technique et la confiance nécessaires pour réussir.

L’exemple ci-dessus extraite du livre d’Annis démontre que les facteurs d’équilibre économique et travail-vie ciblées par le Projet Justicia ne sont ni le début ni la fin de l’histoire. En fait, les hommes et les femmes ambitieux cherchent tous les deux des moyens pour survivre et pour prospérer dans la profession. Enfin, c’est la qualité de l’expérience de travail qui va retenir les avocates.

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