Le droit et le combat
(For English version, click here or click on the image – right)
Les outils de notre métier sont-ils les insultes et les arguments ad hominem? Est-ce que nous allons collaborer à la suppression des puissances des avocats plaideurs? Suivrons-nous le « mouvement de civilité » en droit canadien? Ou devons-nous continuer avec les clichés de notre passé, comme le juge Riddell a capturé dans l’arrêt de 1915 dans Dale v Toronto Co. RW: « Le procès devant un jury est un combat et non un thé anglais » ? Ce n’est pas un argument nouveau. Au contraire, il faut remonter dans les siècles pour voir d’où notre profession est venue. Prenons, par exemple, ce passage de Henry VI, 2e partie, de Shakespeare:
N’est-ce pas une chose déplorable, que
de la peau d’un agneau innocent doit être faite parchemin,
lequel parchemin, étant couvert d’écrits, devrait annuler un homme?
Avez-vous l’identifié? Il était, en effet, l’introduction à cette condamnation célèbre de notre métier: « La première chose que nous ferons, nous allons tuer tous les avocats. » Certains apologistes des avocats ont commenté que ce passage de Shakespeare soit vraiment une louange pour le rôle des avocats. Le discours était, plutôt, ce qui témoigne le rôle historique des ur-avocats avant le Moyen âge – des fonctionnaires du roi infligeant des brutalités arbitraires de la dictature. Dans une époque où les monarques avaient du mal à maintenir leur pouvoir absolu, le parchemin portant le sceau du roi portait la puissance de son armée et de la police. Les ur-avocats, à cette époque, ne représentait pas un barreau indépendant. Continue reading


This is my final post on the Law Society of Upper Canada’s articling consultation. During the last few months, some interesting ideas have emerged from various quarters.