Avoir le dernier mot, qu’importe? ~ Does getting in the last word matter?

French Presidential Candidate Ségolène Royal tries too hard to hang on to the last word.  La candidate Ségolène Royal essaie trop fort d’avoir le dernier mot. (Watch how many times during the segment 1:50-3:00 she points her finger at him.  Durant le segment 1:50-3:00, combien de fois lui montre-t-elle son doigt?)

Les avocats et les avocates se luttent d’avoir le dernier mot, que ce soit une dispute, ou même une collaboration.  Mais voilà le piège: le dernier mot semble être l’opportunité ultime de persuader, et ce peut ouvrir à une contre-attaque pure et élégante.  De toute façon, la qualité du dernier mot dépend souvent d’un comportement mésuré, de l’écoute de l’adversaire ou l’interlocuteur.  Dans l’article du mois dans Canadian Lawyer, j’offre quelques stratégies pratiques pour la chasse du dernier mot dans votre travail en droit.

Between lawyers, getting in the last word can seem to be a crude sport.  We see it not only in litigation; we also see it in negotiations and transactions.   The trap into which we fall – the last word appears as a last attempt at persuasion; pursuing it can open you to an elegant counter-attack.  The quality of the last word depends often on a steady demeanor, and on active listening.  In this month’s Canadian Lawyer column, I offer some practical strategies for the hunt for the last word.

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L’Humour juridique – jamais insolite, mais souvent efficace

Dans l’article du Accidental Mentor du mai 2013, “The Persuasive Art of Coded Understatement,” j’ouvre la Boîte de Pandore.  Qui utilise l’humeur dans le monde juridique?  Et qui devrait bien l’éviter?  Les avocats et les avocates peuvent vous faire rigoler, mais ceci n’est pas, ou ne doit pas, être le but.  Sans blague.

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Choisissez le ‘nouveau’ professionnalisme juridique

Le droit et le combat

(For English version, click here or click on the image – right)

Les outils de notre métier sont-ils les insultes et les arguments ad hominem? Est-ce que nous allons collaborer à la suppression des puissances des avocats plaideurs?  Suivrons-nous le « mouvement de civilité » en droit canadien?  Ou devons-nous continuer avec les clichés de notre passé, comme le juge Riddell a capturé dans l’arrêt de 1915 dans Dale v Toronto Co. RW: « Le procès devant un jury est un combat et non un thé anglais » ? Ce n’est pas un argument nouveau. Au contraire, il faut remonter dans les siècles pour voir d’où notre profession est venue. Prenons, par exemple, ce passage de Henry VI, 2e partie, de Shakespeare:

N’est-ce pas une chose déplorable, que
de la peau d’un agneau innocent doit être faite parchemin,
lequel parchemin, étant couvert d’écrits, devrait annuler un homme?

Avez-vous l’identifié? Il était, en effet, l’introduction à cette condamnation célèbre de notre métier: « La première chose que nous ferons, nous allons tuer tous les avocats. » Certains apologistes des avocats ont commenté que ce passage de Shakespeare soit vraiment une louange pour le rôle des avocats.  Le discours était, plutôt, ce qui témoigne le rôle historique des ur-avocats avant le Moyen âge – des fonctionnaires du roi infligeant des brutalités arbitraires de la dictature. Dans une époque où les monarques avaient du mal à maintenir leur pouvoir absolu, le parchemin portant le sceau du roi portait la puissance de son armée et de la police. Les ur-avocats, à cette époque, ne représentait pas un barreau indépendant. Continue reading

Guetter bien le juge / Eyes on the judge!

http://www.missfarah.com/wp-content/uploads/2011/01/output_thumb.gifAvez-vous des collègues ou des adversaires qui ne vous écoutent point?  Ils ou elles tombent amoureux ou amoureuses de leur propre parole.  Hélas, durant un colloque au Barreau du haut-Canada, j’ai témoigné une conférencière qui monologuait sans cesse.  Elle ne regardait jamais à l’audience, et ne savait que personne ne suivait ce qu’elle disait depuis dix ou quinze minutes de torture.

(English below)

Imaginez-vous donc, en banc, le ou la juge au tribunal.  L’avocat qui parle à la mitrailleuse, ou qui ne prend aucune pause durant ses discours, peut bien perdre votre attention. Continue reading

Winning at a meeting

Clients hire lawyers to fight their battles, but ultimately they want you to show them the peace, and to take them there.

Unfortunately, we teach our lawyers to be technical wizards but leave it to chance whether they learn the law’s most basic skill: how to mobilize a gathering of people.  In 2012, winning does not mean getting your way but persuading people in an organized assembly to do what you envision they should be doing.

Whether it’s an internal law firm committee, or a hearing in the law courts, this month’s Canadian Lawyer column, The Accidental Mentor, talks about three questions you must ask yourself before taking part in any professional meeting.

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Vous vous trouvez frustré que la réunion de la comité gaspille son temps?  Vous fondez au début de l’audience devant un tribunal?

Malheureusement pour nous les avocats, on nous a beaucoup enseigné à propos des contrats et des délits, mais pas beaucoup au sujet des meetings.  Gagner un meeting, ce n’est pas de forcer le groupe de faire ce que vous demandez.  Par contre, c’est de le persuader de faire ce que vous pensez qu’il leur faut faire.

Dans l’article du juillet 2012 dans Canadian LawyerThe Accidental Mentor, examinons les trois questions que vous devez vous poser avant de participer dans une réunion professionnelle.

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Stop, look and listen

To a France Inter audience this past weekend, American journalist and Obama-watcher David Page commented the U.S. President’s rise to the world’s top political job virtually from nowhere can be attributed at least in part to a technique described at pedestrian rail crossings: Stop, Look and Listen.  What can lawyers learn from this?

(la version français suit)

According to Page, Obama on the campaign circuit invariably waits for his interlocutor to speak, intensely looks him in the eye and pauses, on purpose, after his counterpart has stopped talking.  Common and natural political behaviour, you might say.  Except in his case, it appears exceptionally studied and he rarely strays while greeting members of the public. Continue reading

How to lead a witness into a trap

Classic military theory had soldiers hiding in tall grass or in pits or trenches. Ambush, relying entirely on the element of surprise, was always risky because no one could predict what would happen after the surprise wore off.

(la version française suit)

To confuse the adversary, you will need to be confusing

You still see this in the tactics of some litigation counsel.  It is most obvious at trial or during a tribunal hearing.  They will skirt around an issue, question after question, leaving both witness and trier of fact wondering whether the lawyer picked up the right brief that morning.  In examination for discovery, the tactic is often deflated by the witness’ lawyer, after she is given the opportunity to interject and ask for the relevance of the question.  Same with a judge or tribunal chair: they will ask where you are going, and then the jig is up. Continue reading